Esprit

L'Esprit
L'Esprit
Pourquoi ce magazine ?

L'Esprit
L'Esprit
L'Esprit
L'Esprit
L'Esprit
L'Esprit
DES HOMMES ET DES VINS D'EXCEPTION

Chaque amateur le sait : au-delà du plaisir de la dégustation, le vin est le fruit d'un travail, d'un talent, d'une inspiration, sans doute aussi un peu du hasard...

un concept rédactionnel unique...

Chaque amateur le sait : au-delà du plaisir de la dégustation, le vin est le fruit d'un travail, d'un talent, d'une inspiration, sans doute aussi un peu du hasard. Comment a-t-on déterminé, conçu, imaginé ce processus d'élaboration qui, malgré son aspect technique très maîtrisé aujourd'hui, conserve une dimension mystérieuse, presque mystique ? Comment a-t-on pu, en malaxant, écrasant, fermentant une matière la transformer en quelque chose d'aussi vivant, qui évolue sans cesse et nous raconte une histoire différente, d'un hectare à l'autre, d'année en année, jusqu'à des décennies après sa mise en bouteille ?

Chaque amateur de vin a surtout rêvé un jour de passer de l'autre côté de la barrière. Abandonner une carrière fructueuse mais futile, retrousser ses manches, se rapprocher de la terre, produire du plaisir, retrouver du sens. Le monde dans lequel nous vivons nous aspire dans un tourbillon de consommation, de production, de "toujours plus". La terre se fait refuge.
Et s'il est, plus que tous les autres, un monde dans lequel les valeurs fondamentales de la terre s'affichent avec une lumineuse clarté, c'est bien celui des vignerons. Terre, terroirs, mêmes racines. Terre refuge mais terroirs rayonnant dans le monde entier.

La France exporte aujourd'hui sur tous les continents ses plus grands vins. Elle apprend aussi à découvrir et à aimer ceux du Nouveau Monde et d'ailleurs. Ce magazine, dédié aux vignerons d'ici et de là-bas, se fait l'écho des promesses et des prouesses de leurs vignes. Il évoque les réussites individuelles autant que les dynasties du vin, les bouteilles incontournables, sources de tous les superlatifs, tout comme les jeunes cuvées appelées à devenir grandes. Car le point commun, toujours, est l'homme. Le magazine Vigneron place au premier plan l'homme qui se tient derrière le vin. Qu'il courbe l'échine au-dessus de ses pieds de vignes ou se contente d'administrer et de déterminer les orientations économiques de son domaine, un vigneron est le reflet d'un même monde.

Un vigneron est le garant de valeurs culturelles mais aussi humaines : l'entraide, l'exemplarité, le travail, la transmission. Transmission du nom, transmission d'un savoir-faire puis enfin transmission d'un patrimoine.

Un vigneron réunit des qualités essentielles : courage, abnégation, persévérance, ingéniosité, volonté, sens des responsabilités. Les vignerons sont une gigantesque somme de talents, tous différents, tous uniques, reflets de personnalités fascinantes, d'histoires humaines, de parcours souvent étonnants voire bouleversants. Qu'ils aient hérité d'un domaine ou bien qu'ils aient radicalement modifié le cours de leur vie en abandonnant une première carrière pour embrasser leur passion, les vignerons font de leur terre un ancrage. Une boussole. Une vérité qui leur indiquerait le chemin.

Un vigneron, les pieds ancrés dans le sol, homme de terrain, proche de ses racines, est fier de perpétuer quelque chose qui a du sens, que l'on goûte avec émotion. Mais alors que le marché du vin explose jusqu'en Orient, le viticulteur gentleman farmer se fait aussi businessman, parcourant la planète pour vendre le fruit de son travail, à la conquête de la Chine et de ses nouveaux "consommateurs" passionnés. Malgré tout, le vin n'est pas un "produit" comme un autre et dans ce contexte mondial déshumanisé, en perte de repères, ces hommes et ces femmes sont l'ADN d'une terre, l'identité d'un terroir.

Un vigneron devient le lien au sol, au vivant. Chacun, sur son domaine, dans son château, sur ses terres, contribue à amortir les chocs de la mondialisation, se bat contre ceux qui voudraient simplement rabaisser les grands crus à leur seul degré d'alcool, ceux encore qui tentent d'interdire sa consommation au nom du sacro-saint principe de précaution et de l'étouffant politiquement correct.

Un vigneron a pour sa vigne un attachement viscéral, affectif, charnel. Un attachement qu'il n'aura pas besoin de définir avec des mots pour le transmettre aux générations suivantes. Il a usé, enfant, ses pantalons dans les vignes familiales, grignotant les raisins, apprenant déjà à reconnaître les signaux envoyés par la nature.

Un vigneron est le gardien du passé, le passeur du présent et l'artisan du futur. Il cultive sa terre au rythme du développement durable, la soigne avec douceur.

Il était naturel, dans un tel état d'esprit, de consacrer la couverture de notre premier numéro à Aubert de Villaine, personnalité tutélaire de la Bourgogne, gardien du mythique Domaine de la Romanée-Conti, figure emblématique du vigneron dans ce qu'il a de plus noble : l'humilité et le génie réunis.
Mais nos "invités", au fil des numéros de ce magazine trimestriel, sont nombreux, de la Bourgogne à l'Alsace, de la Loire au Rhône, du Bordelais au Languedoc, de la Champagne à la Provence, sans oublier certains des plus grands vignerons étrangers.
Voici un échantillon d'hommes et de femmes déterminés qui ont passionné notre équipe de journalistes et photographes, de belles rencontres, de belles histoires que nous vous livrons dans Vigneron :

André Lurton, patriarche respecté du vignoble girondin ; Alfred Tesseron, qui a su amener son Château Pontet-Canet dans le club fermé des plus grands bordeaux ; Bérénice Lurton, la maîtresse du château Climens, qui livre des vins sublimes à la couleur insensée ; István Szepsy, qui a redonné au tokay ses lettres de noblesse dans la Hongrie postcommuniste ; Henri de Saint Victor et son fils Éric, qui signent un délicieux bandol dans leur château de Pibarnon ; Corinne Mentzelopoulos, la propriétaire de Château Margaux, un premier cru classé qui aiguise le désir des amateurs ; Jean-Guillaume Prats, chef d'orchestre du château Cos d'Estournel qui a révolutionné l'évolution de ce grand saint-estèphe ; Maurizio Zanella et son Ca' del Bosco produit à une heure de Milan ; Olivier Humbrecht, douzième génération aux commandes d'un domaine alsacien mondialement reconnu ; Philippe Guigal, évoquant pour nous l'incroyable saga de cette famille de vignerons qui, d'un vin oublié des bords du Rhône, a fait une référence mondiale : le côte-rôtie ; Véronique Drouhin, la gardienne du style et de l'élégance des vins de la Maison Joseph Drouhin, joyau bourguignon ; Lalou Bize-Leroy, pasionaria bourguignonne convertie très tôt à la biodynamie ; Peter Sisseck, dont le Pingus a fait, depuis l'Espagne, le tour du monde dès son premier millésime en 1995 ; Richard Geoffroy, roi des assemblages de Dom Pérignon ; Anselme Selosse, étonnant spécimen de la galaxie champenoise ; Jean-Michel Deiss, qui exprime si bien la richesse et la diversité de la terre alsacienne en faisant perdurer au sommet le domaine Marcel Deiss ; Jean-Bernard Delmas, qualifié un jour par Robert Parker de meilleur vinificateur du monde, à qui l'on doit 47 millésimes de Haut-Brion ; Stéphane Derenoncourt, vinificateur réclamé dans le monde entier, de la Californie à la Syrie, du Liban à l'Autriche ; Didier Depond et le champagne Salon, un nectar rare né dans les Années folles ; Olivier Krug, qui préside aux destinées de la maison Krug, haute couture du champagne ; Claude Ricard, vigneron virtuose, pianiste concertiste qui choisira le vin et portera au sommet son Domaine de Chevalier ; Stephan von Neipperg, comte allemand, bordelais d'adoption, éminence du château Canon La Gaffelière ; Jean Gautreau, qui a fait de son Sociando-Mallet, petit château inconnu du Médoc, un gagnant des dégustations à l'aveugle ; Christine Vernay qui, des hauteurs du domaine Georges Vernay, ciselle notamment un condrieu d'anthologie ; Francis Egly, le créateur du blanc de noirs, qui joue la partition du pinot noir sur le terroir argile d'Ambonnay ; Jérôme Philipon, qui veille scrupuleusement sur les cuvées Bollinger ; Noël Pinguet, un ancien mathématicien devenu vigneron, désormais icône du vouvray ; Paul-Vincent Avril, qui poursuit une histoire longue de quatre siècles autour du châteauneuf-du-pape ; Fabrice Rosset, Champenois pur jus, créateur de l'Amour de Deutz qui a apporté à la maison champenoise à l'angelot une dimension de rêve et de luxe ; Pedro Alvarez, l'homme qui façonne, près de Valladolid, en Espagne, l'un des plus grands vins du monde, Vega Sicilia ; Benjamin Dagueneau, le digne héritier de son père, Didier Dagueneau, orfèvre mondial du sauvignon ; Sylvain Pitiot, ancien ingénieur topographe tombé amoureux de la vigne et du Clos de Tart ; Wilhelm Weil, arrière-arrière-petit-fils de Robert Weil, génie allemand du riesling ; la famille Perrin à Beaucastel et ses superbes châteauneuf-du-pape ; Antoine Arena, défenseur de la biodiversité dans une enclave calcaire de Corse et "père" d'un vin magnifique à Patrimonio ; Marlène Soria, la diva de la syrah qui a porté les vins du Languedoc au sommet ; Pierre Seillan, Français expatrié en Californie ayant obtenu la note maximale de 100 points au Guide Parker pour deux de ses vins qui n'existaient pas il y a dix ans...

Vigneron est un magazine trimestriel de prestige, paraissant Ă  chaque saison, et n'ayant qu'une seule exigence : l'excellence.



Pour accéder à la version Flash du site, vous devez télécharger Flash Player en cliquant sur l'image suivante :